La Méditerranée n'est pas un décor pour moi, c'est une origine. Voici pourquoi elle est au cœur de mon travail, entre héritage familial et fascination pour ceux qui vivent à son bord.
Une question d'origines
Je tiens la Méditerranée de mes grands-parents, d'Espagne et du Maroc. Elle est dans mon histoire familiale avant d'être dans mes photos. Quand je photographie ses rives, je ne documente pas un lieu étranger : je reviens vers quelque chose qui m'appartient, une lumière et une manière de vivre que je porte en moi sans y avoir grandi.
La mer, que j'aime et que je redoute
J'ai toujours aimé la mer, mais je la redoute aussi, pour sa puissance. Cette ambivalence nourrit mon regard. La mer n'est pas qu'un beau fond bleu : c'est une force, une présence qui impose le respect. C'est peut-être pour ça que je photographie plus souvent ses abords que la mer elle-même.
Les gens du bord de mer
Ce qui m'intéresse vraiment, ce sont les gens autour de la mer, parce qu'ils me ressemblent. Les marchands, les fortes personnalités, mais aussi les calmes, ceux qui portent une paisibilité naturelle. Il y a chez les gens de la Méditerranée un rapport au temps et à la vie que je reconnais. Les photographier, c'est photographier une part de moi.